01.05.2009
Comment faire pour se garder en bonne santé
ou un éloge du SOMMEIL
il a été prouvé récemment que le système immunitaire qui nous défend contre les infections, se "régénère " pendant le sommeil. dormir fait du bien. on sait par expérience que si on ne dort pas, que l'on travaille trop, ou que l'on fait trop la fête on a tendance à tomber malade.. Les lendemain de fêtes ne sont pas toujours joyeux.
Par ailleurs, il a été montré qu'en phase infectieuse, les cytokines fabriquées, augmentent le sommeil : il y a interaction entre le système immunitaire et le système nerveux ( neuro endocrino immunologie )
article intégral ici :
http://www.notre-planete.info/actualites/actu_1861_sommeil_defenses_immunitaires.php
Les espèces animales dont le sommeil est plus long ont de meilleures défenses immunitaires. Des biologistes spécialisés dans le domaine de l'évolution au Royaume-Uni, aux États-Unis et en Allemagne, ont découvert que les animaux qui passent plus de temps à dormir sont moins infectés par des parasites et ont plus de cellules immunitaires en circulation. Cette découverte, publiée par la revue BMC Evolutionary Biology, pourrait éclaircir le rôle du sommeil dans la réponse immunitaire, chez l'homme.
"Le sommeil est une énigme biologique", déclarent les auteurs. Selon le docteur Brian Preston, de l'Institut Max Planck d'anthropologie évolutionniste en Allemagne, bien que le sommeil prenne beaucoup de notre temps et qu'il ait été l'objet de nombreuses études, personne n'a encore expliqué pourquoi l'évolution a permis que certaines espèces nécessitent des périodes de sommeil plus longues que d'autres.
Le sommeil est un état vulnérable et apparemment improductif, pendant lequel l'animal n'a que très peu conscience de son environnement. Le sommeil semble augmenter les risques d'être la proie d'un prédateur, et réduit les possibilités de trouver de la nourriture et de se reproduire. On peut donc se demander pourquoi nous y passons autant de temps. «Pour contrebalancer ces inconvénients», déclare l'étude, «les avantages du sommeil doivent être importants».
Cependant, l'étude des relations entre l'évolution des modes de sommeil et des facteurs comme la réparation du cerveau ou l'apprentissage, n'a donné que des résultats incertains. Au cours de cette étude, l'équipe a testé une théorie : le sommeil augmenterait la fonction immunitaire, laquelle demande beaucoup d'énergie. Pour cela, elle a comparé la durée du sommeil pour diverses espèces (allant de 3 à 20 heures par jour pour les mammifères), avec des informations sur le système immunitaire et le taux de parasites.
Les scientifiques ont puisé leurs informations dans deux bases de données : le système ISIS (International Species Information System), qui fournit des informations sur la composition sanguine d'animaux de zoo sains, et la Global Mammal Parasite Database, qui détaille la fréquence des virus, des bactéries et des mycoses qui infectent les animaux sauvages. Ils ont comparé ces données aux informations concernant les sommeils MOR (mouvements oculaires rapides) et MOL (mouvements oculaires lents) pour les mêmes espèces, obtenues après des recherches exhaustives dans la littérature scientifique.
Ils ont découvert qu'un allongement de la durée du sommeil (acquise par évolution) se traduit par une augmentation exponentielle du nombre de globules blancs dans le sang : une progression de 14 heures de la durée du sommeil correspond à une augmentation de 615% des globules blancs. Cette observation a été confirmée pour les cinq types de globules blancs étudiés. Plus important encore, les biologistes ont constaté que l'augmentation de la durée du sommeil n'a pas d'impact sur les autres composants du sang. Ceci suggère qu'un sommeil plus long se traduit par une progression générale des défenses immunitaires, mais n'augmente pas la production des autres types de cellules sanguines.
Les chercheurs ont également constaté que le nombre de globules blancs en circulation dans le sang augmente avec la durée des sommeils MOR et MOL, ce qui contredit des résultats antérieurs. ( MOR : sommeil avec mouvements oculaires rapide = phase de " reve" , MOL : mvt occ lent = dit sommeil profond )
http://pages.usherbrooke.ca/jrobin/
Le manque de sommeil accroît le risque de s'enrhumer. Des recherches ont déjà montré que, sans un sommeil suffisant, le système immunitaire est faible, et le corps devient de plus en plus vulnérable à l'infection et la maladie. Ceci vient d'être démontré de façon exemplaire dans le cas du rhume. Celui-ci est une infection virale causée par près de 200 virus appartenant à l'une ou l'autre de ces familles : les rhinovirus ou les coronavirus.
L'étude en question portait sur 153 hommes et femmes en bonne santé dont l'âge moyen était de 37 ans. Les participants ont été interrogés quotidiennement pendant deux semaines pour déterminer combien d'heures ils dormaient par nuit, le temps passé au lit consacré à dormir réellement et s'ils se sentaient reposés en se réveillant. Les sujets ont été ensuite mis en quarantaine et se sont vu administrer des gouttes dans le nez contenant des rhinovirus, responsables du rhume. Cinq jours plus tard, les participants devaient indiquer s'ils ressentaient ou pas des signes ou des symptômes du rhume. Les chercheurs ont ensuite effectué des prélèvements sur les muqueuses nasales pour déterminer la présence de culture de rhinovirus. Environ 28 jours après, tous les sujets ont subi une prise de sang pour tester les réponses d'anticorps aux virus.
Les résultats montrent que moins un individu dort, plus il court le risque de s'enrhumer. En effet, les personnes qui dorment moins de sept heures par nuit présentent apparemment un risque trois fois plus élevé d'attraper un rhume que celles qui dorment huit heures ou plus. L'impression de se sentir reposé n'a pas été associée avec le fait d'avoir ou pas un rhume.
Les chercheurs estiment qu'une explication possible serait que des perturbations du sommeil agissent sur la régulation des cytokines, des histamines et d'autres substances libérées par l'organisme en réaction à une infection.
Référence - Sheldon Cohen, … and Ronald B. Turner. Habits and Susceptibility to the Common Cold. Arch Intern Me
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